Brazzaville, le 2 juillet 2026 – Un atelier de formation sur la gestion des archives s’est tenu le 1er juillet à Brazzaville, rassemblant des acteurs publics et privés autour de la valorisation du métier d’archiviste. Animé par Christian Louzolo Nsembani, archiviste consultant en gouvernance documentaire, cet événement visait à sensibiliser aux outils de conservation des documents et à interpeller les autorités sur l’importance stratégique de cette profession en République du Congo.
Au cours de la session, placée sous le thème « Créer et gérer un service d’archives en entreprise », les participants ont acquis des méthodes pour recruter des collaborateurs et évaluer la masse documentaire. M. Louzolo Nsembani a insisté sur la nécessité de faire accepter les nouvelles politiques d’archivage, même face à d’éventuelles réticences.
L’expert a détaillé la classification des archives en trois âges : les archives actives (1er âge), encore conservées chez les producteurs ; les archives intermédiaires (2e âge), versées aux services d’archives après remplissage d’un bordereau ; et les archives définitives (3e âge), destinées à la recherche et à la conservation à long terme.
Dorise Ntsiba, secrétaire générale du Fonds d’impulsion, de garantie et d’accompagnement des TPE, PME et de l’artisanat (Figa), a rappelé que la mission de l’archiviste dépasse la simple collecte et le classement. « L’archiviste met en œuvre la politique de conservation et gère tous types de documents administratifs, des procès-verbaux aux contrats juridiques », a-t-elle souligné.
Pendant trois jours, les apprenants ont développé des compétences pour implanter des services d’archives dans les entreprises publiques et privées, contribuant ainsi à renforcer leur compétitivité.
Cette formation illustre la prise de conscience croissante du rôle des archives dans la bonne gouvernance, un enjeu clé pour le Congo.
