La lutte contre le paludisme en République du Congo franchit une étape cruciale. Le ministère de la Santé et de la Population, en partenariat avec Catholic Relief Services (CRS), a dévoilé ce 23 juin 2026 un vaste dispositif de renforcement de la chaîne d’approvisionnement des antipaludiques. L’objectif : assurer l’efficacité et la sécurité des traitements, depuis leur réception jusqu’aux patients, y compris dans les zones les plus reculées du pays.
Le paludisme demeure l’une des principales causes de mortalité, en particulier chez les enfants de moins de cinq ans. La disponibilité de médicaments de qualité est un enjeu majeur, mais la dégradation liée aux conditions de stockage ou aux ruptures de la chaîne du froid peut compromettre leur efficacité. Le programme conjoint met l’accent sur un contrôle rigoureux à chaque étape : traçabilité des lots, surveillance des températures, formation des acteurs locaux et mise en place de procédures standardisées.
« Garantir la qualité des produits de santé jusqu’au dernier kilomètre n’est pas une option, c’est une exigence sanitaire », a déclaré un responsable du ministère. CRS apporte son expertise logistique et technique, déjà éprouvée dans la région, pour renforcer les capacités des structures de santé périphériques. L’initiative vise à créer un maillage sécurisé sur l’ensemble du territoire, en intégrant des outils de suivi numérique pour éviter les pénuries et détecter les anomalies.
Ce partenariat s’inscrit dans la Stratégie nationale de lutte contre le paludisme 2024-2030 et bénéficie du soutien financier du Fonds mondial. Il devrait permettre de réduire significativement les cas de résistance aux traitements et d’améliorer la prise en charge rapide des malades. Pour les populations congolaises, c’est une avancée concrète vers un accès équitable à des soins de qualité.
