Le ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Éducation civique, Hugues Ngouélondélé, a lancé officiellement le Salon national du volontariat (Sanavol) ce 23 juin 2026 à Brazzaville. Placé sous le thème « Faire du volontariat un levier d’impact, d’emploi et de développement », l’événement vise à repositionner le volontariat comme un véritable tremplin professionnel pour la jeunesse congolaise.
Les chiffres communiqués par la représentante du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) au Congo, Adama Dian-Barry, témoignent d’un engouement croissant : 6 437 volontaires, hommes et femmes, sont actuellement enregistrés dans la base de données des Volontaires des Nations unies au Congo. Sur ce total, 86 sont déjà déployés sur le terrain, dont 33 volontaires nationaux, preuve d’une implication grandissante des compétences locales.
Pour le gouvernement, le Sanavol est bien plus qu’un salon : il s’agit d’un outil stratégique pour renforcer l’employabilité des jeunes. « Le volontariat n’est pas seulement un acte de générosité, c’est une école de la vie professionnelle », a insisté le ministre Ngouélondélé, soulignant que l’expérience acquise sur le terrain permet aux volontaires de développer des compétences recherchées par les employeurs.
Le ministre délégué chargé de la Jeunesse, Michrist Kaba Mboko, a également marqué sa présence, aux côtés de représentants de plusieurs agences onusiennes, illustrant la volonté commune de faire du volontariat un accélérateur d’inclusion sociale et de croissance durable. L’objectif affiché : valoriser l’engagement citoyen tout en répondant aux défis du chômage des jeunes, qui reste un enjeu majeur au Congo.
Parmi les pistes évoquées lors des échanges, le développement de partenariats public-privé pour financer des missions de volontariat qualifiantes, la création d’un statut officiel du volontaire congolais et la reconnaissance des acquis de l’expérience volontaire dans les parcours professionnels. « Chaque mission accomplie est une ligne sur un CV », a rappelé un participant, convaincu que le volontariat peut aujourd’hui rivaliser avec les stages classiques.
Le Sanavol se poursuit jusqu’au 25 juin avec des ateliers, des témoignages et des séances de recrutement. Pour les organisateurs, l’objectif est d’atteindre 10 000 volontaires enregistrés d’ici la fin de l’année, et de multiplier les opportunités de mission dans des secteurs clés comme l’éducation, la santé et l’environnement.
