Le Congo s’engage résolument sur la voie de la diversification économique avec la relance de son plus grand gisement de potasse, à l’arrêt depuis 1977. Le ministre des Mines et de la Géologie, Urbain Fiacre Opo, a confirmé le 8 juillet 2026, en marge du sommet Mining on Top Africa à Paris, que la production commerciale de Mboukoumassi, dans le département du Kouilou, est prévue pour le premier trimestre 2027.
Porté par la filiale congolaise du groupe chinois Luyuan Mines Investment, le chantier de l’usine de Mboukoumassi a repris en 2023 après une interruption due à des difficultés financières. Les premiers essais de production sont programmés pour la fin 2026, avant la montée en puissance industrielle. La convention minière prévoit une capacité initiale de 600 000 tonnes de chlorure de potassium par an, avec un objectif à terme de 2 millions de tonnes.
La potasse, ingrédient essentiel des engrais agricoles, connaît une demande mondiale soutenue face aux besoins alimentaires croissants. Les réserves de Mboukoumassi, estimées à 242,5 millions de tonnes extractibles, placent le Congo parmi les futurs acteurs majeurs du secteur, aux côtés du Canada et de la Russie.
Ce projet suscite l’intérêt d’investisseurs de premier plan. Le milliardaire nigérian Aliko Dangote envisage un investissement de 3 milliards de dollars pour accompagner la valorisation du gisement. Au-delà des retombées financières, la reprise de la potasse devrait générer des milliers d’emplois et renforcer les infrastructures, contribuant à réduire la dépendance du pays aux hydrocarbures.
