Criminalité faunique : le Congo évalue ses capacités de lutte

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Depuis ce mardi 24 juin 2026, Brazzaville abrite un atelier stratégique dédié à l’évaluation des capacités nationales de lutte contre la criminalité faunique et environnementale. Organisée sous la houlette du ministère de l’Économie forestière, cette rencontre de deux jours s’inscrit dans le cadre du projet Guard Wildlife, financé par l’Union européenne et mis en œuvre par l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC).

Des représentants des administrations publiques, des forces de sécurité, de la justice, des douanes ainsi que des organisations de conservation passent au crible les dispositifs existants. L’objectif : identifier les forces et les lacunes dans la prévention, la détection, l’enquête et les poursuites liées aux infractions environnementales. Le trafic d’espèces sauvages, l’exploitation illégale du bois et d’autres formes de criminalité menaçant les écosystèmes sont au cœur des discussions.

Selon Assane Dramé, coordonnateur régional du Programme mondial de lutte contre les crimes portant atteinte à l’environnement à l’ONUDC, cette initiative fournira au Congo un diagnostic global et harmonisé de ses capacités, une première dans le pays. Roger Albert Mbeté, conseiller à la conservation du ministre de l’Économie forestière, a rappelé l’urgence de renforcer la coopération intersectorielle face à des réseaux criminels de plus en plus organisés.

Les conclusions de l’atelier devraient déboucher sur des recommandations concrètes pour muscler la riposte nationale et protéger le riche patrimoine naturel congolais.

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